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Le patrimoine culturel africain est un outil d’histoire et de développement.

L’AFCD A ORGANISE SA DERNIERE DEDICACE DE L’ANNEE ACADEMIQUE : 

 

Cet ouvrage est le fruit de la rencontre scientifique entre une historienne des civilisations et un spécialiste des sciences du langage, dans la mesure où l’histoire utilise le langage pour s’écrire.

 

« "La culture et l’histoire sont les deux composantes de l’ADN d’un peuple", comme l’a dit en 1995 Francis Bebey, célèbre homme de culture de regrettée mémoire. Ainsi, traiter du patrimoine est une question existentielle… » C’est par ces mots que Dr Eric Wilson Fofack, chargé de cours au département d’histoire de l’université de Dschang (UDs) a commencé sa note de lecture du jeudi 31 mai 2018.

C’était à l’occasion de la très probable dernière cérémonie de dédicace d’ouvrage, que l’Alliance franco-camerounaise de Dschang a organisé, au cours de l’année académique 2017/2018. Cet ouvrage collectif

a eu pour titre : "Patrimoine culturel africain : matériau pour l’histoire, outil de développement."

Il a été publié sous la direction de Pr Célestine Colette Dongmo Fouellefack, historienne des civilisations et des religions et Pr Ladislas Nzessé, spécialiste des sciences du langage et de littérature française. L’après-midi de cette journée a aussi été un prétexte de réflexion sur le passé, le présent et le devenir de l’africain.

Du point de vue de la forme, l’ouvrage au centre de la rencontre est structuré en quatre parties de volumes inégaux. Il s’agit en fait d’un livre de près de cinq cents pages (470), où la photo de la première de couverture annonce le ton du contenu, « parce que présentant des figures humaines et des fresques animales géométriquement stylisées, dans un ligneux tendre, traduisant les mythes d’origine, exprimant des attitudes classiques de cour et convoquant le souvenir des ancêtres… »

Dans le fond, ce titre est le fruit de la rencontre scientifique entre une historienne des civilisations et un spécialiste des sciences du langage, dans la mesure où l’histoire utilise le langage pour s’écrire. Il ne saurait même en être autrement, « car qu’il s’agisse du langage, de la langue, de la littérature ou de l’histoire, tous sont des éléments du patrimoine culturel… »

Autrement dit, ces deux enseignants-chercheurs ont mis en commun leurs connaissances respectives, pour initier et conduire à terme ce projet scientifique, qui a réuni les réflexions de trente et un (31) chercheurs issus : du Canada, d’Algérie, de Tunisie, de Côte d’Ivoire, du Congo et du Cameroun.

Le nombre et la variété des nationalités sonnent telle « la preuve de ce que la question du patrimoine culturel africain est une préoccupation majeure, car les civilisations qui se sont succédées sur le continent, nous ont légué un impressionnant patrimoine… »

L’Afrique peinera à se développer de manière stable et inclusive, sans valoriser son patrimoine historico-culturel.

Du façonnage d’objets courants à l’aménagement du territoire, les africains ont exploité avec créativité les ressources naturelles, pour assurer leur survie dans des contextes parfois difficiles. Et les résultats ingénieux obtenus ont couvert des domaines variés : aménagement du territoire, gestion des ressources naturelles, organisation de l’habitat, règlement des conflits communautaires ou interethniques, gestion des rapports humains…

Tout cela constitue le patrimoine africain, et contribue à la diversité du patrimoine mondial, dont l’étude améliore la compréhension du monde d’aujourd’hui, tout en préparant les assises de celui de demain. Cependant, des pans entiers de ce patrimoine africain ont disparu, pour des raisons diverses. Et ce qui a pu être sauvegardé reste souvent menacé, sous l’action des éléments de la nature.

En s’interrogeant sur le sens des valeurs collectives à même d’insuffler des créations artistiques et littéraires, le présent travail place le patrimoine africain au cœur de la recherche. Il pourrait donc se définir tel un outil pédagogique qui permet de renseigner et d’accompagner les africains, dans leurs efforts d’appropriation de leur histoire.

Parallèlement, l’ouvrage contribue à entretenir le débat sur la participation des civilisations africaines à l’évolution culturelle du monde. Et comme l’ont affirmés les auteurs, ce livre « organise un débat existentiel pour l’Afrique et l’humanité, dans une perspective à la fois interdisciplinaire et interculturelle, autour du triptyque : patrimoine comme matériau pour l’histoire ; expression artistique et littéraire ; outil de développement. »

Très prosaïquement, les auteurs ont estimé que l’Afrique peinera à se développer de manière stable et inclusive, sans valoriser son bien le plus précieux, son patrimoine historico-culturel, pour : gérer et exploiter ses infrastructures, négocier de meilleurs échanges, bâtir ses systèmes étatiques… »

Les auteurs du titre dédicacé ce jour sont tous deux enseignants-chercheurs à l’UDs. Pr Dongmo Fouellefack est précédemment auteur d’un ouvrage et d’une quinzaine d’articles scientifiques, parus dans cinq pays de deux continents. Pour sa part, Pr Nzessé a déjà publié deux livres, et une vingtaine d’articles scientifiques.

Roch Kenfack

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